February 2, 2011

V4YS Album Review - James Blake - James Blake LP (Atlas/A&M Records)

There has been much buzz and hype surrounding James Blake these last few months.
Regular readers of this blog already know that I find this "noise" entirely deserved.
The release of his first LP this week, simply self-titled, is another opportunity to explain why he should be followed closely!

Through his first EPs ("The Bells Sketch", "CMYK", "Klavierwierke"), we discovered a talented home-producer, pushing forward the fascinating new frontier of Uk electro/dubstep scene with creative downtempo tracks that sounded like no others. 
His last release in 2010, a sensitive slo-motion cover of  Feist's folk song “Limit To Your Love, moved in a slightly different direction, giving hints of his superb singing ability.
As a symbol maybe, “Limit To Your Love” is the only track from his previous EPs that is included in an LP which clearly embraces what I would call the “futuristic folk” direction of this remarkable cover. 
If the musical frame of the album still carries a delicate aftertaste of the dubstep/post-dubstep world he's been regularly tagged in, its main feature is its minimalism. Deep bass layers answer piano/keyboards melodies, leaving centerstage to an ambitious vocal work.
Though the voice tone differ widely from one song to the next, the same James Blake sings on each song. On top his a pure and somewhat androgynous voice, his mastering of vocals effects and filters techniques adds a misterious touch that make this LP truly unique.

To be honest everything is not (yet) perfect. The ensemble is a bit inconsistent with tracks like "Wilehms Screams", "I Never Learnt To Share", "Lindesfarne II", "To Care (Like You)", "Limit To Your Love" or "I Mind" standing out while some others sound a bit unfinished to me. Still this album is an exquisite piece of avant-garde music, brilliantly linking folk and songwriting with subtle dubstep vibrations.

Having recently enjoyed his short live set during Gilles Peterson's Worldwide Awards evening in London, I'm now looking to see a full live act.
He should tour soon, joined by a couple of musicians (one drummer, one guitarist/sampler).

Below streaming of the single "Wilehms Screams" :


Le buzz autour de James Blake est allé en s'amplifiant ces derniers mois. 
Les lecteurs réguliers de ce blog savent que je cautionne sans réserve l'engouement pour ce jeune artiste britannique. La sortie de son premier album éponyme est l'occasion de rappeler pourquoi il mérite de retenir toute votre attention.
A travers ses premiers maxis ("The Bells Sketch", "CMYK", "Klavierwierke") on avait découvert un producteur talentueux, distillant des morceaux downtempo innovants et décalés dans un univers electro/dubstep anglais en plein renouveau.
Sa dernière production de 2010, une reprise de la chanson folk de Feist "Limit To Your Love", ouvrait de nouveaux horizons. On y découvrait en effet avec émotion son talent indéniable pour le chant.
Comme un symbole, ce titre est le seul de sa série de maxis à figurer sur un album qui emprunte résolument cette nouvelle voie que je qualifierais de "folk futuriste".
Si un délicat arrière-goût post-dubstep est bien présent,  l'univers musical de l'album est résolument minimaliste. Les lourdes nappes de basses et les lignes de piano/keyboard laissent avant-tout la vedette à un ambitieux travail vocal.
Les timbres vocaux diffèrent grandement d'un morceau à l'autre, pourtant c'est bien un seul et même James Blake qui est systématiquement derrière le micro. Sa voix androgyne et sa remarquable maîtrise des techniques d'effets et filtres sonores expliquent sa facilité déconcertante pour passer d'un registre vocal à un autre et faire ainsi passer une large gamme d'émotions.
Pour être honnête, tout n'est pas (encore) parfait. Certains titres sont effectivement à mon sens inaboutis, mais la plupart sont d'une telle qualité qu'on pardonne facilement cette légère sensation d'inachevé à un artiste qui marie si brillamment l'univers folk/songwriting à de subtiles vibrations dubstep.
A ne pas manquer ses probables dates live à venir en format trio (piano/batterie/guitare-sampler), l'aperçu que j'ai pu en avoir il y a deux semaines à Londres lors des Worldwide Awards de Gilles Peterson étant plus que prometteur.
Ci-dessus un streaming du single "Wilehms Screams".



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