April 28, 2011

V4YS Album Review - Matthew Halsall - On The Go (Gondwana Records)

There is a bit of Coltrane and Miles in Matthew Halsall new album, "On The Go".
There is also a bit of Cinematic Orchestra or Erik Truffaz.
This assertion will not surprise his fans. Since the release of his first record, "Sending My Love", in 2008, the Manchester-based trumpeter has developped a sound of his own that brillantly bridges classic and "nu" jazz. Out on the independant label Gondwana Records, his third LP is once again a phenomenal piece of music.  Backed by a remarkable rythmic section (Gaz Hughes on the drums, Gavin Barars at the bass, Adam Fairhall at the piano) and occasionnally entering hypnotic dialogs with Nat Birchall's saxophones and Rachael Gladwin' harp, his graceful trumpet always spreads deep waves of emotions.
It's definitely not a coincidence if two songs titles borrow some Buddhist terminology (The End Of DukkhaSamatha). If meditation is one of the first word that comes to mind when mentioning this religion, it works as well when one listens to Matthew's work. Spiritual jazz with a soulful edge!
Several uk gigs are planned (see here), I hope Matthew will soon extend that to the other side of the Channel.

Below a deezer streaming of my two favorite tracks, "The Move" & "Samatha" :
I also suggest you to check out his soundcloud page where he regularly puts on line amazing unreleased material.


Il y a un peu de Coltrane et de Miles dans le nouvel album de Matthew Halsall, "On The Go". Il y  a aussi un peu de Cinematic Orchestra ou d'Erik Trufazz. Ces filiations ne surprendront sans doute pas les fans de ce génial trompettiste mancunien. Depuis la sortie de son premier disque en 2008 ("Sending My Love") il s'est en effet forgé une solide réputation en inventant un son bien à lui qui fait aussi bien écho au jazz des années 50/60 qu'à celui plus récent de certains de ses pairs qu'on qualifie souvent de "nu".
Ce troisième LP qui sort sur le label indépendant Gondwana Records est une fois encore un petit chef d'oeuvre. Accompagné d'une remarquable section rythmique (Gaz Hughes à la batterie, Gavin Barars à la basse, Adam Fairhall au piano), engageant de temps à autre d'envoûtants dialogues avec les saxophones de Nat Birchall ou la harpe de Rachael Gladwin, la gracieuse trompette d'Halsall est une source inépuisable d'émotions. Ce n'est clairement pas une coincidence si deux des titres de morceaux empruntent des mots appartenant à la terminologie bouddhiste (The End Of DukkhaSamatha). Si le terme "méditation" est un des premiers qui vient à l'esprit lorsqu'on évoque cette religion, c'est aussi l'une des notions que j'emploierais pour caractériser l'oeuvre de Matthew. Du jazz spirituel à l'accent soulful!
Plusieurs dates de concerts sont prévues en Angleterre (see here), j'espère que le groupe franchira vite le Channel!
Ci-dessus streaming deezer avec mes deux titres favoris, "The Move" & "Samatha" :
Je vous recommande aussi d'aller faire un tour sur sa page soundcloud ou il a mis en ligne plusieurs covers et inédits magistraux. 


More underground contemporary jazz sounds on Vibes4YourSoul with our recent podcast "Jazz On Earth" !

April 27, 2011

V4YS Concert Review - James Blake / Cloud Boat - Live At La Maroquinerie, Paris, 250411

James Blake
Après avoir entrevu James Blake en Janvier dernier lors d'un court mais prometteur showcase, j'avais hâte d'assister à un vrai concert, curieux de savoir si ses ambitieuses productions associant habilement dubstep et folk dégageraient autant de pureté et d'émotions en live.
Pour sa première date en France dans une Maroquinerie pleine à craquer, c'est accompagné d'un batteur (Ben Assister) et d'un guitariste/sampler (Rob McAndrews) qu'il a interprété une dizaine de morceaux issus principalement de son premier album éponyme lors d'un subjuguant set d'environ une heure.

Débutant doucement par des versions presque trop propres de"Unluck", "Give Me My Month" ou "Tep & The Logic", le concert a pris une autre dimension avec "I Never Learnt To Share", supplique magnifique déclinée à travers une incroyable cascade de samples et effets vocaux réalisés live.
Rob McAndrews & Ben Assiter
L'autre temps fort fut pour moi l'interprétation explosive de "Klavierwierke", titre extrait d'un de ses premiers maxis, ou les lourdes nappes basses de son clavier ont dialogué avec la rythmique dubstep survoltée envoyée par la batterie semi-électronique de Ben Assister. Au plus fort du morceau on se serait presque cru sur le sombre dancefloor de Plastic People, l'un des meilleurs club underground londonien du moment ou ces sonorités règnent en maîtres....

Après une énergique version de la désormais incontournable cover de Feist "Limit To Your Love", James Blake a conclu dans un registre plus intimiste avec l'autre titre phare de l'album, "The Wilhelm Scream", avant un joli morceau inédit joué seul au piano.

La dimension expérimentale de ses productions rend l'exercice du live à priori peu évident. Gràce à une sensibilité remarquable au chant mais aussi à la justesse et la finesse de ses arrangements, il parvient néanmoins à donner un superbe dimension live à son excellent album.
Précipitez-vous sur les billets de ses dates à venir, notamment lors des (bons) festivals d'été!





Cloud Boat :
Je tenais aussi à souligner la très jolie surprise Cloud Boat, duo londonien qui a assuré une excellente première partie hier soir. Le groupe, qui devrait sortir un premier Ep prochainement sur R&S Records, a proposé un abstract-folk futuriste fait de samples déroutants, de vocaux lancinants, de beats electro délicats et de subtils riffs de guitare. A suivre de très près!



Ci-dessous streaming de "Lions On The Beach" qui devrait figurer sur leur premier Ep :


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I was eagerly awaiting James Blake first parisian gig to see if he could convey live as much pureness and emotions as he does through his ambitious studio productions blending folk and dubstep vibes.
This finally happened this week at the cosy Maroquinerie venue in northern Paris where James offered a captivating 1h-long set, supported by a drummer (Ben Assiter) and a guitarist/sampler (Rob McAndrews).
Starting slowly with almost too clean versions of “Unluck”, “Give Me My Month” or “Tep & The Logic”, the show really took off with “I Never Learnt To Share”, magnificently sung through a cascade of live vocals samples and effects.
The other major highlight of the set was the explosive cut of “Klavierwierke” where his keyboard’s powerful bass layers answered the fierce dubstep rythms from Ben Assister's electronic drums. As the track progressed toward its climax, I almost thought I was lost in the middle of  London-based Plastic People's dark dancefloor where quality dubstep rules!
After an energetic interpretation of his now famous Feist cover “Limit To Your Love”, the trio ended the evening on a more intimate note with “The Wilhelm Scream” and a beautiful unreleased track performed by Blake alone at the piano.
The experimental charasteristics of his productions make live acts all the more difficult to conceive and perform. Thanks to his remarkable singing talent as well as his outstanding arranging work, James Blake brillantly manages to give a second birth to his brillant album on stage. Don’t miss his forthcoming dates!


Cloud Boat :
The other pleasant surprise of the evening was London-based duoCloud Boat, who opened the show with a short but really promessing set.
Baffling samples, languorous vocals, delicate electro beats, hints of electric guitar, I would describe their sound as some kind of  futuristic abstract-folk reminiscent in some way of artists like Blake (of course) or Mount Kimbie. The band is due to release a first Ep on R&S Record in coming weeks and should definitely be added to your watchlist.
Please find above an extract of the forthcoming Ep, “Lions On The Beach” :

April 22, 2011

V4YS Concert Review - Brass Construction - Live At New Morning, Paris, 210411

A Paris ce mois d’Avril 2011 est décidément aussi chaud en température que riche en concerts de qualité!
Après Roy Ayers il a deux semaines, c’est un autre monument de la scène soul/funk américaine des 70’s, le groupe Brass Construction, qui a retourné le New Morning hier soir, 5 ans après son dernier passage en France.
Fidèle à sa tradition, c'est costumé que le groupe s'est présenté sur scène avec quatre des piliers du Brass Construction originel, fondé en 1968 par Randy Muller : Moriss Price (trumpet, vocals), Larry Payton (drums, vocals), Sandy Billups (Percussions, vocals) et Michael Grudge (bass, vocals).
Entourés de 4 autres musiciens (1 guitar, 2 keyboards, 1 trumpet) ils ont enchainé 2h durant des hymnes funky qui n’ont pas pris une ride. 
Depuis Changin’ en passant par Ha Cha Cha, What’s On Your Mind jusqu’au légendaire Movin’ en clôture du concert, ils ont interprété tous leurs classiques ou presque avec une bonne dose d’énergie mais aussi de simplicité et d’humour.
Si certaines vieilles gloires de la Soul font parfois la tournée de trop, ces papis du funk n’ont pas dévié d’un pouce de leur approche festive et conviviale dans laquelle se reconnait maintenant au moins trois générations de fans (si j'en crois la composition éclectique du public hier soir). Nul doute que ceux-là nous feront "movin" pour un certain temps encore!


Ci-dessous deux petits extraits vidéo du concert. Tout d'abord une petite impro trompette/sax entre deux morceaux puis " Movin' " bien sur :




April 2011 in Paris is hot. Both in temperature and great concerts.
Following Roy Ayers 2 weeks ago, another cornerstone of the 70’s Us soul/funk scene rocked the New Morning house yesterday. 
Five years after their last Parisian appearance, Brass Construction was in town for the first round of back-to-back nights starring 4 original members of  the Brooklyn band set-up in 1968 by Randy Muller : Moriss Price (trumpet, vocals), Larry Payton (drums, vocals), Sandy Billups (percussions, vocals) & Michael Grudge (bass, vocals). 
Supported by 4 additional musicians (1 guitar, 2 keyboards, 1 trumpet) the band offered a freaky 2h-long show full of timeless funk anthems. 
From Changin’ to Ha Cha Cha, What’s On Your Mind or the legendary Movin’, they made room to most of their classics with live versions full of energy but also simplicity and humor.  




Unlike some old glories of the Soul scene who fail to live up to their legend after so many years performing, these grandfaters of funk are still faithful to their festive and convivial approach in which at least three generations of fans now recognize itself!
These gentlemen will surely still have us "movin" for a long time to come!






Please find above two shorts  video extracts of the concert, a quick brass impro in between two songs and " Movin’ " of course.

April 20, 2011

V4YS Ep Review - Jacques Greene - Another Girl Ep (LuckyMe Records)

I have to drop a quick line about an extremely creative young electro producer named Jacques Greene.
After "The Look", a first Ep released last January on LuckyMe Records, whose underground house vibes were spiced up with a hint of Uk-style dubstep beats, the Montreal-based producer recently released what could be one of the great electro track of the year.
"Another Girl" is a deep dubstep gem subtly sampling vocals from "Deuces", actually a rather average R&B track from Us-singer Ciara.
The obsessing chorus, addictive dubstep beats, and powerful synth lines are simply irresistible!
Add a great remix of his track "The look" by Koreless (a promessing Glasgow-based producer I also strongly advise you to check out) and you get an essential Ep.
Below streaming of "Another Girl" :


Envoûté par ses premières productions, je me devais de glisser quelques lignes sur Jacques Greene, jeune producteur electro canadien particulièrement créatif.
Après "The look", un premier maxi sorti en Janvier dernier sur le label LuckyMe Records dont les puissants beats house étaient habilement saupoudrés d'une pincée de rythmiques uk-dubstep, il vient de publier un morceau qui pourrait être l'un des hymnes electros de l'année.
"Another Girl" est une perle de deep dubstep qui emprunte pourtant ses imparables samples vocaux à un titre R&B quelconque, "Deuces" de la chanteuse américaine Ciara. Le talent de producteur de Jacques Greene fait le reste puisque à partir de cette matière à priori assez inoffensive il parvient à fabriquer une petite bombe dont l'énergie est décuplée par l'ajout de nappes de synthé toutes plus chaleureuses les unes que les autres. Ajoutez un excellent remix de "The look" par Koreless (producteur de Glasgow qui vaut lui aussi le détour) et vous obtenez un Ep incontournable.
Streaming d'une "Another Girl" ravageuse ci-dessus.

April 15, 2011

V4YS Concert Review - Bonobo Live Band Feat. Andreya Triana - Live At Le Trianon, Paris, 130411

Andreya Triana, Le Trianon, Apr11
Après une série de concerts acoustiques en 2010 à la suite de la sortie de son très bon 4ème album "Black Sands", c'est en version grand orchestre que Bonobo (aka Simon Green) continue de faire vivre sur scène ses productions. De passage au Trianon, il nous a offert un très bon moment downtempo/nujazz accompagné d'une dizaine de musiciens (avec notamment une section cuivres et un trio de violons).
Bonobo, Le Trianon, Apr11
Aux commandes des samples tout en jouant de son instrument de prédilection, la basse, il avait aussi emmené dans ses bagages la remarquable chanteuse Andreya Triana dont on a souvent parlé sur ce blog l'an passé à l'occasion de sa participation remarquée sur Black Sands mais aussi de la sortie de son premier album solo "Lost Where I Belong". Alternant les titres des premiers disques de Simon (notamment plusieurs extraits de "Dial M For Monkey") et les morceaux de son dernier opus, le groupe a déroulé sur scène une orchestration très travaillée (non sans rappeler l'approche live de Cinematic Orchestra qui restent les maîtres du genre à mon goût) où il manquait peut-être un petit zeste d'improvisation et de folie pour que la soirée prenne encore plus d'ampleur.
A noter aussi la brillante participation sur deux titres de Ruby Wood, la chanteuse de Submotion Orchestra, groupe electro-jazz dont je vous recommande chaudement le premier Ep, "Finest Hour", paru en 2010 en attendant très bientôt leur premier album.






Andreya Triana, Le Trianon, Apr11
After a series of acoustic live shows in 2010 following the release of his great 4th album "Black Sands", Bonono (aka Simon Green) is currently touring with an large orchestra featuring both a horns and a string section. 
At the lovely Le Trianon theater in northern Paris, the band delivered an ambitious downtempo/nujazz show reminiscent of Cinematic Orchestra live performances.
Andreya Triana, whose name was often quoted on the blog last year following her outstanding contribution on "Black Sands" but also the release of her first LP "Lost Where I Belong", was also there to add her folksy soulful vocals on several tracks. Alternating songs from Simon earlier productions (mosty notably fom the famous LP "Dial M For Monkey") and from "Black Sands", they presented a finely-worked orchestration where the only thing missing to me was a hint of improvisation. 
Worth mentionning as well was the brilliant contribution of Submotion Orchestra singer Ruby Wood on two tracks. I actually highly recommend anyone not familiar with this Leeds-based electro-jazz band to check their outstanding first Ep "Finest Hour", a promessing production anticipating their soon-to-be released first LP.

April 12, 2011

V4YS Concert Review - Roy Ayers - Live At New Morning, Paris, 110411 (1st part Setenta)

Roy Ayers, Live in Paris, Apr11
Je ne devrais pas proférer un tel blasphème musical, mais je l'avoue, j'ai douté.
Oui, j'ai un peu douté de la teneur de ma soirée en me rendant hier soir au New Morning pour y voir le légendaire Roy Ayers. Je ne me posais bien sur aucune question sur le talent incroyable de cet artiste mythique qui fait parti, au même titre que Fela Kuti, Marvin Gaye ou Curtis Mayfield, de mes funky héros préférés. Ma légère appréhension était juste liée à la déception que j'avais ressenti la dernière fois que je l'avais vu sur scène (il y a une petite dizaine d'années de cela) lors d'un concert un peu terne.
Etant donné l'incroyable live de plus de 2h qu'il nous a offert en ce chaud lundi soir parisien, je mérite d'expier mes doutes infondés. Allez, pour ma pénitence je m'engage à réciter au moins 10 "Everybody loves The Sunshine". Ca m'apprendra!

Roy Ayers, Live in Paris, Apr11
Après une première partie de très bonne qualité proposé par le collectif francilien latin-funk Setenta, Roy et son vibraphone magique n'ont pas mis plus de 5mn pour retourner le New Morning en débutant par une version très groovy de Searchin'.

Accompagné de 6 musiciens remarquables (John Pressley aux backing vocals, Donald Nicks à la basse, Raeford Gaskins au sax, Lee Pearson II à la batterie, Tony Smith à la guitare, et Chief Udoh Essiet aux percussions), il a ensuite enchainé les classiques (Can't You See Me, Runnin Away, Everybody Loves The Sunshine, We Live In Brooklyn Baby...). Le tout avec un enthousiasme et une énergie communicative en laissant à chaque musicien l'espace nécessaire peut exprimer son talent lors de solos intenses.
Roy Ayers, Live in Paris, Apr11

Temps fort du concert pour moi, une version de plus de 20mn de "Black Family", comme un écho aux hymnes afrobeat de son ami Fela!


Histoire d'avoir une toute petite idée de l'atmosphère qui régnait hier soir, vous trouverez ci-dessous une vidéo de "Everybody Loves The Sunshine" (désolé pour la faible qualité sonore).


Et si, comme moi, vous êtes vous aussi accrocs à ce titre mythique allez donc jeter une oreille à la sélection spéciale que j'ai mise en ligne il y a quelques semaines. Vous y trouverez mes covers préférés du morceau avec des liens streaming et dwnld.








Shame on me, I doubted.
Because of a disturbing memory from a disapointing concert a few years ago, I doubted a bit in the ability of Roy Ayers to still live up to its legend on stage. I nevertheless bought my ticket a long time ago as he is one of my musical hero alogside artists like Fela Kuti, Marvin Gaye or Curtis Mayfield
Following the mind-blowing show he offered at the New Morning in Paris last night my ridiculous concerns were obviously proven wrong!
After a really cool introductionary set from Paris-based latin-funk combo Setenta, it took only 5 minutes and a groovy version of Searchin' for Roy and his legendary vibraphone to set the room on fire.
Supported by a top-quality band (John Pressley backing vocals, Donald Nicks  bass, Raeford Gaskins keyboards/sax, Lee Pearson II drums, Tony Smith guitar and Chief Udoh Essiet  percussions) he delighfully interpreted several of his timeless classics (Can't You See MeRunnin AwayEverybody Loves The SunshineWe Live In Brooklyn Baby...).
Showing a communicative enthusiasm and energy, he also left ample room to let his talented musicians express themselves through furious solos.
The highlight of the set to me was a 20mn-long version of "Black Family", a brilliant wink at the afrobeat anthems of his friend Fela.
To get a small idea of the atmosphere, you'll find above a video of "Everybody Loves The Sunshine" (sorry for the poor sound quality). Those who, like me, are addicted to this legendary song may also enjoy checking my recent special selection gathering my favorites covers of the track with streaming and dwnld links for each.

April 10, 2011

Vibes4YouSoul Selection#13 - Back In The Day (Soul/Funk/Rare Grooves)

Time to go back in time a little bit for some original rare grooves!
With one exception, all tracks of this 13th selection were released during the 70's/early 80's.
From Shuggie Otis incredible' "Inspiration Information" to Betty Wright's lovely "Clean Up Woman" or  George Soule's groovy "Get Involved" "Back In The Day" is filled with overlooked soulful vibes from often overlooked artists.

Enjoy!

Podcast format dwld link here.
Streaming formats and tracklisting below :







Tracklisting :
Shuggie Otis - Inspiration Information
Greyboy Feat Nino Moschella - Love
Betty Wright - Clean Up Woman
Dyke and the Blazers - We Got More Soul
The Jones Girls - Will You Be There
Nicole McLoud - New York Eyes
Tony Fox - Love, Let Love And Be Loved
George Soule - Get Involved
Karin Jones - Here I Go Again
Linda Clifford - Never Gonna Stop
Alicia Myers - I Want To Thank You
Leos Sunshipp - Give Me The Sunshine
The Isley Brothers - Make Me Say It Again Girl


"Back In The Day", notre 13ème sélection/podcast, vous propose d'aller faire un tour du côté des 70's/early80's pour succomber au charme d'une série de perles rare grooves. 
Débutant avec un de mes titres soul favoris, le merveilleux "Inspiration Information" de Shuggie Otis, cette sélection rassemble une pléthore de voix soul/funk assez méconnues mais pourtant incontournables .
Enjoy!


Format podcast à dwlder ici.
Ci-dessus, streaming et tracklisting.

April 4, 2011

V4YS Album Review - Seun Kuti & Egypt 80 - From Africa With Fury: Rise (Knitting Factory Records)

Seun Kuti, Live at La Défense, March2011 - Photo Vincent B.
Almost 3 years ago Seun Kuti knocked-out by surprise many afrobeat fans with his first album "Many Things" recorded with his father legendary band, Egypt 80.
Truthful to Fela's politically-conscious tone while also echoing on stage his remarkable charisma and energy, he quickly became a leader of a currently blooming new afrobeat scene (more on this musical space with our recent podcast "Long Live Afrobeat").


From Africa With Fury: Rise”, his second album out now Knitting Factory Records, is another essential production bringing together Afrobeat best recipe : a ferocious message supported by ferocious afro-grooves.Recorded in Rio De Janeiro and supervised (among others) by the legendary producer Brian Eno, the spirit of this record can be summarized with a simple extract from a recent interview  he gave to Afrobeat Diaries : That's what music should be. Pop music today is all about me, me, me. Nobody is singing about we. But nothing can change if we don't look out for our brothers and sisters."

Seun Kuti, March2011 - Photo Vincent B.
At a time where many African populations are courageously standing up against outdated regimes, Fela's scream denouncing dictatorships, corruption, natural resources over-exploitation…has never resonated so loudly. Using his own biting words, Seun takes up his father's torch and tries to keep on inspiring the people currently suffering in silence on the continent.
To be true, the message would not resonate so fiercely without the beats!
Infectious rythmic frames, raging horns, powerful choirs, it's almost impossible to stand still listening to this musical hurricane.
Fela was often saying that “Music will be the weapon of the future”. With "From Africa With Fury: Rise”, his son Seun once again makes the prediction self-fulfilling.
Check it out by yourself and don’t miss out the explosive forthcoming live tour!

Below streaming of "African Soldier" and "Rise" :


Il y a 3 ans son premier album «Many Things» enregistré avec l’orchestre légendaire de son père Egypt 80, fut un véritable coup de tonnerre pour la plupart des fans d’afrobeat.
Fidèle au ton revendicateur de Fela tout en démontrant sur scène un charisme et une énergie faisant eux aussi brillamment écho au «Black President», Seun Kuti s’est vite imposé comme l’un des leaders incontestés d’une nouvelle scène afrobeat en plein renouveau (en passant n’hésitez pas à jeter une oreille sur notre récent podcast "Long Live Afrobeat" tout entier consacré à ce thème).
From Africa With Fury: Rise” son second album qui sort sur le label Knitting Factory Records, est un uppercut afrobeat fracassant qui rassemble les ingrédients de base du genre : un message sans concession servi par un afro-groove incandescent.
Enregistré à Rio de Janeiro et co-produit entre autres par le légendaire Brian Eno, l'esprit de ce disque peut être résumé par un simple extrait d'une récente interview donné à l'excellent blog Afrobeat Diaries : "That's what music should be. Pop music today is all about me, me, me. Nobody is singing about we. But nothing can change if we don't look out for our brothers and sisters."
Au moment ou de nombreux peuples d'Afrique se lèvent courageusement face à des régimes autoritaires d'un autre temps, le cri de rage de Fela dénonçant pêle-mêle dictature, corruption, surexploitation des ressources naturelles... n'a jamais résonné aussi fort. Avec ses mots à lui, tout aussi incisifs, Seun reprend vigoureusement le flambeau de son père et tente lui aussi d'inspirer la majorité qui souffre en silence sur le continent Africain.
Cela dit le discours ne porterait évidemment pas aussi fort sans les beats! 
Rythmiques terribles, cuivres surchauffés, choeurs surpuissants, essayez-donc de rester en place en écoutant ce disque....
Fela disait souvent que "la musique serait l'arme du futur", son plus jeune fils le prend une fois encore au mot. Vérifiez ça par vous-mêmes et ne ratez surtout pas les live à venir!
Ci-dessus streaming de "African Soldier" et "Rise".


P.S : Thanks to Vincent for his great pictures taken last week in Paris.