September 26, 2011

V4YS Ep Review - And The Giraffe - Something For Someone

Gainsville, Florida, roughly 200 miles north of Orlando.
A couple of 20-year-old friends passionate about folk and songwriting.
And the Giraffe
I actually thought Florida was primarily about dolphins, alligators or mosquitos but I may have been misinformed...and it's a shame as this particular Giraffe is definitely worth paying a visit. 
I don't know much about Nick Roberts and Josh Morris' backgrounds, but their music speak for themselves and it's all that matters. They tag Something For Someone, their first Ep self-produced this summer in Nick's tiny apartment's bedroom, as "dream folk". I find the name very well suited to describe their style.
6 songs filled with splendid guitar-led melodies and beautiful melancholic vocals supported by a fascinating solemn rythmic frame .
Ry Cooder in the sublime My Blueberry Nights movie soundtrack, Bon Iver, Cass Mc Combs, here are some of the glorious references that come to my mind when listening to this record. But enough words, time to listen up!
If you enjoy the streaming below I do strongly suggest you visit their bandcamp page where you can download the Ep and hopefully spread the word around....there definitely are some giraffes in Florida...




Gainsville, Floride, environ 300km au nord d'Orlando.
Deux amis passionnés de folk, à peine 40 ans à eux deux.
Et une giraffe. And The Giraffe devrais-je dire, en anglais dans le texte.
J'ai du rater un épisode, la Floride pour moi ce sont les alligators, les dauphins, les flamands voir les moustiques, mais les giraffes? vraiment? pourtant celle-ci existe bien et mérite le détour.
Je ne sais pas grand chose du parcours de Nick Roberts et Josh Morris, peu importe en fait, leur musique parle pour eux et c'est tout ce qui compte. Ils décrivent Something For Someone, leur premier maxi auto-produit cet été dans le minuscule appartement de Nick transformé en studio artisanal, comme du "dream folk". J'aime le terme, il colle parfaitement à 6 chansons regorgeant de jolies mélodies de guitares et de vocals émouvants, le tout enveloppé dans un cadre rythmique à la fois solennel et planant.
Je pense à Ry Codder version soundtrack de My Blueberry Nights, à Bon Iver bien sur ou à Cass McCombs. Autant de références prestigieuses que ces deux jeunes musiciens n'usurpent nullement.
Assez parlé, place à la musique, régalez-vous avec le streaming ci-dessus et si vous êtes autant séduits que moi, allez donc downloader leur disque sur leur page bandcamp. Puis faites passer le mot...en Floride aussi on trouve des giraffes...


September 22, 2011

V4YS Album Review - Shlohmo - Bad Vibes (Friends of Friends recordings)

LA-based producer Shlohmo's (Henri Laufer) first productions were somehow hard to read.
Including one LP and several EPs or remixes released mostly in 2010, they were offering some fascinating moments but overall sounded too conceptual to me and therefore rather hard to really get into.
With the release this summer of Bad Vibes, his second LP on Friends of Friends recordings, the young producer seems to have reached some kind of maturity. A remarkable piece of downtempo/abstract beats music, this record is an invitation to a 1-h long cocooning trip.
If his dreamy vocals, sharp drumming arrangements and various creative sound effects are all worth underlining, it is his work on electric and acoustic guitars that clearly stands out as his "magic touch". Sometimes folksy, sometimes ambiant and ethereal, his guitar sound defines the relaxing and soothing atmosphere emanating from an album that is one of the best chill music production I've heard this year.
Below streaming of Places which was also released as an Ep a few months ago :






Les premières productions du producteur californien Shlohmo (de son vrai nom Henri Laufer) furent assez confuses. Entre les lignes d'un album et de plusieurs maxis et remixes parus en 2010 on trouvait certes des passages assez fascinants, mais aussi un travail parfois trop conceptuel voir décousu et donc finalement assez hermétique. 
Avec la sortie à la fin de l'été de Bad Vibes son second album sur le label Friends of Friends recordings, le jeune musicien semble avoir trouvé une vraie forme de maturité. Il nous offre 1h de vagabondages downtempo/abstract beats de grande qualité qui devraient ravir les fans du genre. 
Si ses vocaux très bien travaillés, ses beats finement construits et ses multiples effets sonores font mouche, c'est avant tout sa façon d'utiliser guitares acoustiques et électriques qui constitue sa vraie "magic touch".
Parfois folk, parfois planant et enveloppant, leur son particulièrement raffiné est à la base de l'atmosphère apaisante qui se dégage d'un disque qui est l'une des meilleures productions "chill" que j'ai entendu cette année.
Ci-dessus streaming du titre Places qui fut aussi l'objet d'un maxi il y a quelques mois.




September 16, 2011

V4YS Concert Review - La Villette Jazz Festival, Part 4 - Questlove's Afro-Picks - Paris, 110911

Questlove
Après James Brown, au tour de Fela Kuti de venir laisser son empreinte sur la Grande Halle de la Villette avec une soirée de clôture exceptionnelle concoctée (comme l’an passé d'ailleurs) par le batteur Questlove et le saxophoniste David Murray.







Tony Allen
Sous l’égide de la Red Bull Academy, le duo a composé une véritable dream team afro/soul/funk comprenant entre autres le légendaire batteur de Fela, Tony Allen, les references nu-soul Macy Gray & Amp Fiddler, la chateuse malienne Mamani Keita mais aussi Jordan McLean, Martin Perna & Chico Mann, trois piliers de mon groupe afrobeat favori, Antibalas, sans oublier le compère dans Questlove dans The Roots, le MC Black Thought.
Black Thought
Au total environ une vingtaine de musiciens sur scène réunis autour des deux batteries de Questlove et Tony Allen mais aucun percussioniste ce qui peut à priori surprendre lorsqu’on pense à un concert consacré hommage à l'histoire de la musique africaine. Tout s'explique lorsqu'on prend conscience que ce projet est tout sauf un simple concert de reprises/tributes mais bel et bien une réelle relecture d'oeuvres majeures de la musique afro des 40 dernières années. Sans percussions, les rythmes d'afrobeat, d'highlife jazz ou d’Afrique de l’ouest francophone ont ainsi pris une tournure résolument jazz/funk/hiphop fidèle au background des artistes présents. Le tout donnant un lifting épatant, respectueux de l'esprit des compositions originales, mais résolument ancré en 2011.
David Murray

Dans le désordre le groupe a donc réinterprété plusieurs titres légendaires comme Colonial Mentality, Sorrow Tears & Blood, No Discrimination de Fela Kuti et Tony Allen, mais aussi un de mes morceaux favoris d'afro-jazz, le superbe What Is Wrong With Groovin' de Lletta Mbulu ou encore le vibrant hymne Soweto Blues de Miriam Makeba.

Aux vocals l’interprétation de Black Thought des lyrics revendicateurs de Fela (parfois réadaptés avec ses propres lyrics)  fut particulièrement convaincante de même que la version nu-soul de Love Is a Natural Thing de Tony Allen par le duo Amp Fiddler /Macy Gray. Je n'oublierai aps non plus la rayonnante Mamani Keita dont la voix inimitable m'a immédiatement transporté ailleurs, loin, très loin ...en Afrique sans doute.

Mamani Keita


Ci-dessous deux vidéos (Colonial Mentality et Love Is a Natural Thing) ainsi qu'un lien vers l'excellent site du projet ou vous trouverez tous les détails sur les artistes y ayant participés ainsi que des streaming des versions originales de chaque morceau repris.

Au terme de cette fantastique semaine musicale impossible pour moi de classer les concerts auxquels j’ai assisté tnat ils m'auront tous marqué. Allez, si je devais vraiment décerner une palme d’or, mon choix irait sans doute vers ces incroyables Afro-Picks!



Merci à Vincent pour les superbes photos!

September 13, 2011

V4YS Concert Review - La Villette Jazz Festival, Part 3 - Fred Wesley & Pee Wee Ellis - Maceo Parker - Paris, 100911

2% Jazz, 98% funky stuff ! 


Ce slogan que Maceo Parker aimait à scander il y a quelques années au moment de la sortie de son meilleur album, Life On Planet Groove, résume parfaitement la teneur d’une soirée où l'ombre bienveillante du maître James Brown a plané sur la Grande Halle de La Villette.




A l’affiche tout d’abord les légendaires Fred Wesley & Pee Wee Ellis qui se sont transformés pour l’occasion en véritables chefs d’orchestre, dirigeant pendant quelques jours de stage puis sur scène un ensemble de 80 cuivres amateurs.
Bonheur partagé pour les uns de jouer avec ces légendes vivantes du funk et pour les autres de transmettre un peu de leur art et surtout de leur joie de jouer toujours bien présente après tant d’années de carrière.

Alternant des morceaux jazz créés pour l’occasion avec leurs classiques de la période JB’s/Horny Horns comme House Party, Breaking Bread, Four Play ou Gimme Some More, le duo et son "La Villette big big band" ont livré une prestation pleine de fraîcheur et de bonne humeur.
L’incursion surprise en toute fin de concert de Macéo pour une impro au sax sur House Party ne faisant qu’ajouter à la fête.
What a funky good time! 

Le soufflet funky n’a pas eu le temps de retomber puisque Maceo Parker a pris la suite.
Accompagné de son groupe traditionnel
(notamment les vétérans Bruno Speight à la guitare et Rodney Curtis à la basse) dans lequel ne manquait à l’appel que son fidèle trompettiste Ron Tooley, il est apparu plus fringuant que jamais, comme s’il avait rajeuni d’une dizaine d’années.
Le funk ça conserve!
Dennis Rollins
Que dire de ce concert ?

Que ce fut du Maceo pur jus avec 2h de set enflammé au sein duquel on a eu droit à quelques incontournables comme la cover du classique d'Aretha FranklinThink interprétée par une Marta High toujours aussi explosive, l'habituel clin d’œil à Ray Charles avec You Don't Know Me  ou bien quelques hymnes estampillés Mr Brown comme Soul Power.



Pee Wee Ellis
Que Pee Wee Ellis n’a pas pu s’empêcher de sortir des coulisses pour taper le boeuf à son tour avec son vieux compère de la période JB’s.

Que le tromboniste Dennis Rollins a donné la chair de poule au public avec le joli morceau de jazz qu'il a interprété seul sur scène.

Et surtout, surtout, que Maceo reste un showman hors-pair qu’il fait toujours aussi bon de voir live !


Ci-dessous quelques extraits vidéos : Four Play, Gimme Some More par Fred Wesley & Pee Wee Ellis ainsi que Think et Pass The Peas/Soul Power par Maceo :


 Merci à Vincent pour ses superbes photos!

September 12, 2011

V4YS Album Review - Machinedrum - Room(s) (Planet Mu Records)

Machinedrum. Here is an artist name that sums up pretty well his musical approach.
If the man behind the alias, Travis Stewart, has already produced several records under other projects,  his first LP as Machinedrum, out on Planet Mu Recordings, is effectively an ode to the art of electronic percussions.
Room(s) definitely belongs to the currently hot dubstep/bass music sphere, but Travis adds his own twist by turning the rythmic backbone of his music into a kind of science. Using the widest range of drums & percussions samples you may think of, he designs some fascinating beats going from dark & heavy drum&bass to delicate deep dubstep.
Dressing up the drums, a myriad of phenomenal short vocal samples, reworked and autotuned to infinity, as well as various beautiful layers of synths adding a deep and soulful touch to the ensemble.
After this delicious orgy of rythms, the melancholic track closing the album is actually beatless. Titled Where Did We Go Wrong? it makes me want to answer Machinedrum : with this perfect LP you certainly did not go wrong anywhere!

Below a streaming of my favorite track, "Lay Me Down" :


Machinedrum. Une fois n'est pas coutume voilà un nom de scène qui résume à lui seul assez bien l'approche musicale du project qu'il désigne. Room(s), publié sur le label Planet Mu Recordings, et premier album de Travis Stewart avec sa casquette Machinedrum est en effet une sorte d'ode à l'art des percussions numériques.
Si l'on classera sans aucun doute ce disque au rayon de la très active scène dubstep/bass anglo-saxonne, Travis innove par son travail poussé sur les beats en utilisant une variété de samples de batterie et percus qui dépasse l'entendement. A la clé des ambiances rythmiques épatantes allant de la drum&bass au deep dubstep. 
Pour habiller le tout il utilise avec maestria pléthore de mini-samples vocaux, auto-tunés jusqu'à plus soif, ainsi que de somptueuses nappes de synthés, le tout créant des atmosphères à la fois deep & soulful.
Après cette orgie de rythmes, le superbe morceau mélancolique qui clôture l'album ne contient aucun beat. Une pirouette de plus et un titre, Where Did We Go Wrong?, qui donne envie de répondre à l'artiste : nulle-part, ce disque est parfait!
Ci-dessus streaming de mon titre favori, "Lay Me Down".






September 11, 2011

V4YS Ep Review - José James - It's All Over Your Body & Trouble - All Saints Basement Session

Here are a couple of great new tracks from José James recorded during a recent live session set-up by Uk clothing brand All Saints (dubbed "All Saints Basement Sessions" the brand regularly invites underground artists to perform live sessions on its original loft-shop in Spitalfields, London).
Supported by his usual musicians, among which drummer Richard Spaven (that we mentionned last week following his first solo LP and his participation to the recent Cinematic Orchestra live show in Paris), José unveiled two brand new tracks titled It's All Over Your Body & Trouble.
Discover them with the streaming below as well as a long interview and enjoy once again his fantastic voice as well as this warm & groovy band!





La marque de vêtements britannique All Saints organise régulièrement des sessions musicales live en invitant des artistes relativement underground dans le sous-sol de son magasin originel de Spitalfields à Londres. Jolie surprise avec la publication d'une session enregistrée fin août avec le chanteur José James comportant notamment deux excellents nouveaux morceaux intitulés It's All Over Your Body & Trouble.
Découvrez-les sur la chaîne YouTube de la marque (streaming ci-dessous) et laissez-vous bercer par sa voix sublime et son groupe toujours aussi groovy avec notamment l'excellent batteur Richard Spaven que j'ai mentionné la semaine dernière suite à sa participation au concert de Cinematic Orchestra lors du festival Jazz à La Villette.


September 10, 2011

V4YS Concert Review - La Villette Jazz Festival 2011, Part 2 - Roy Hargrove RH Factor - Paris, 090911

L'an passé l'équipe de Jazz à La Villette avait proposé au pianiste Robert Glasper de dévoiler les multiples facettes de son talent lors de deux dates, l'une en formation groove et l'autre en formation jazz.
Même (riche) idée cette année avec cette fois le trompettiste Roy Hargrove à l'affiche de deux concerts.
Si je n'ai malheureusement pas pu assister à la soirée jazz, je me suis rattrapé hier soir avec l'énorme prestation de son "RH Factor" qui a enflammé un Cabaret Sauvage rempli à ras-bord.

Look excentrique et funky tranchant avec sa relative retenue sur scène, un peu à mi-chemin entre Miles et Spike Lee, Roy Hargrove avait sorti l'artillerie lourde pour cette soirée. Trois claviers, dont l'excellent Bobby Sparks qui jongle brillamment avec un Hammond, un Moog et un Rhodes, une redoutable ligne de cuivres avec les sax de Keith Anderson et Bruce Williams entourant sa trompette, et une section rythmique impeccable emmenée notamment par la basse ultra funky de Lenny Stallworth.

Après deux ou trois morceaux instrumentaux issus des deux albums références du groupe Distractions et Hard Groove, la soirée s'est emballée avec l'enchaînement de titres chantés par Renee Neufville, le batteur Jason Thomas ou Roy lui-même. On The One, Hold On, I'll Stay, un medley énorme entre le classique de George Clinton Give Up The Funk et le morceau A Place...rien ne nous a été épargné, pas même les multiples solos démetiels de chaque musicien.
Bref 2h de groove/funk de grande, grande classe!



Ci-dessous quelques extraits vidéos, On The One, Give Up The Funk/A Place & I'll Stay qui contient notamment un solo de guitare sublime au milieu du morceau.



Last year the La Villette Jazz Festival artistic direction had offered american pianist Robert Glasper the opportunity to present his two different projects with one jazz concert and one groove/funk night. Same great concept this year with trumpet legend Roy Hargrove who therefore starred twice in this year festival line-up. If I could not go to his jazz gig I made up for this omission by attending yesterday his mind-blowing RH Factor night at the Cabaret Sauvage.
Excentric & funky look contrasting with his relative inhibited scene attitude (a kind of "Miles meets Spike Lee" feeling), Roy had displayed the heavy artillery fot this concert : three keyboards players, among them the excellent Bobby Sparks mastering a Hammond, a Moog and a Rhodes, a powerful brass line with Keith Anderson and Bruce Williams' saxophones escorting his trumpet, and a perfect rythmic section notably led by the ultra funky bass from Lenny Stallworth.
Following a couple of instrumental tracks taken from the band's reference LPs Distractions and Hard Groove, the night really took off when they started a serie of sung cuts with alternatively Renee Neufville, drummer Jason Thomas or Roy himself on the vocals. On The OneHold OnI'll Stay, a massive medley joining the dots between George Clinton' classic Give Up The Funk and their song A Place...nothing was spared a red hot audience! Not even a serie of stunning solos by each and every musician. 
In short : 2h of world-class groove/funk!


Please find above three video extracts  On The One, Give Up The Funk/A Place & I'll Stay (featuring a stunning guitar solo starting at the 5mn point).


Merci à Vincent pour les plus belles photos de l'article!


September 5, 2011

V4YS Concert Review - La Villette Jazz Festival 2011, Part.1 - Cinematic Orchestra - Mulatu Astatké - Paris, 010911

Cinematic Orchestra 

Heidi Vogel & Jason Swinscoe
C'est une formation de Cinematic Orchestra un peu remaniée qui a rendu visite à la grande halle de La Villette. 
Autour de son génial leader Jason Swinscoe, quelques "anciens" comme Stuart McCallum à la guitare, Phil France à la basse ou Heidi Vogel au chant mais aussi quelques surprises. 
Tout d'abord le batteur Richard Spaven qui accompagne de nombreux artistes renommés dont José James et vient de sortir un très bon premier album solo entre hip-hop, nu-jazz et dubstep, intitulé Spaven's Five
Ensuite la présence au piano et Rhodes du jeune prodige Austin Peralta, auteur dès l'âge de 16 ans de deux albums jazz bluffant et plus récemment d'un remarquable troisième opus, Endless Planets, sorti sur le label de Flying Lotus, Brainfeeder.


Richard Spaven & Stuart McCallum
Dès les premières notes de Burn Out, le groupe a transporté la salle vers l'univers gracieux et poétique qui le caractérise. 
Leurs classiques (Child Song, As The Stars Fall, Familiar GroundMan With A Movie CameraBreathe,  All That You Give...) ont ensuite défilé comme dans un rêve où la merveilleuse chanteuse Heidi Vogel fait office de sirène enchanteresse. 
Seule (toute) petite déception pour moi la présence dans leur set d'un seul nouveau morceau alors même que le net bruisse de rumeurs d'un nouvel album à venir....Cela dit vu la qualité du titre en question je ne peux pas leur en vouloir (cf extrait vidéo)!


Ci-dessous extraits vidéos du titre inédit à ma connaissance et l'incontournable All That You Give interprété pour le rappel :


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Mulatu Astatké 

Un concert de Mulatu Astaké c'est un voyage exotique entre jazz, world music et afro-grooves. La prestation du maître éthiopien et de son groupe à La Villette n'a pas dérogé à cette règle.
Concentré de titres phares de son répertoire, son set a oscillé entre passages free-jazz et moments de quasi transe afro qui m'ont fait maudire (une fois n'est pas coutume) la direction artistique du festival pour avoir choisi l'amphitheatre Charlie Parker qui interdit le moindre pas de danse !
Musicien hors-pair jonglant entre son légendaire vibraphone, un orgue rhodes et des congas, il est aussi un véritable chef d'orchestre laissant parfaitement s'exprimer les remarquables musiciens qui l'entourent avec à la clé pléthore de solos époustouflants.
Au cœur de cette formation j'ai été tout particulièrement séduit par le jeu de contrebasse de Neil Charles, véritable usine à lignes rythmiques à la fois délicates et funky, ainsi que par le violoncelliste Danny Keane, qui m'a rappelé la face cachée d'un instrument qu'on voit trop peu souvent sur les scènes jazz/funk.
Un excellent concert qui symbolise parfaitement le melting-pot d'influences qui est la marque de fabrique du La Villette Jazz festival ces dernières années.

Vous avez de la chance, l'équipe d'Arte Live Web a filmé l'intégralité du concert, streaming vidéo intégral ci-dessous!

September 2, 2011

V4YS Ep Review - Suzanne Kraft - Green Flash Ep (Running Back Records)

Also released during the summer is the "Green Light" Ep, a wonderful boogie/slo-mo house production by a (previously) unknown artist called Suzanne Kraft (who actually happens to be a man if I judge by one of the video I saw on his other label Discotheque records).
Listening to the cool soulful vocal samples, groovy basslines and deep slo-mo beats present on all four tracks, I was not surprised at all when I realised that  Running Back records  is actually the same label that released some Mark E stuff  few years back and who also recently produced the first LP of one of my favorite boogie house producer, Tiger & Woods. We're really talking about the same kind of quality house sound here!


Below a streaming of my favorite track, "Morning Come", turn up the bass...Deepness with a capital D!



Sorti aussi durant le courant de l'été, le maxi "Green Light" est un de mes gros coups de coeur house du moment.
Produit par Suzanne Kraft un artiste (masculin semble-t-il) totalement inconnu jusqu'à présent, il rassemble quatre bijoux boogie/slo-mo house truffés de chaleureux samples vocaux, de lignes de basses toutes plus groovy les unes que les autres et bien sur de beats enveloppants ne dépassant pas la zone des 110/120bpm.
Encore un très bon choix du label Running Back records, connu pour avoir produit il y a quelques années des titres de Mark E, qui reste une référence du son slo-mo house, ou pour avoir plus récemment sorti le premier album de Tiger & Woods l'un de mes producteurs boogie house favoris.


Ci-dessus streaming du morceau "Morning Come", montez les basses....Deepness avec un grand D!