LA-based producer Shlohmo's (Henri Laufer) first productions were somehow hard to read.
Including one LP and several EPs or remixes released mostly in 2010, they were offering some fascinating moments but overall sounded too conceptual to me and therefore rather hard to really get into.
With the release this summer of Bad Vibes, his second LP on Friends of Friends recordings, the young producer seems to have reached some kind of maturity. A remarkable piece of downtempo/abstract beats music, this record is an invitation to a 1-h long cocooning trip.
If his dreamy vocals, sharp drumming arrangements and various creative sound effects are all worth underlining, it is his work on electric and acoustic guitars that clearly stands out as his "magic touch". Sometimes folksy, sometimes ambiant and ethereal, his guitar sound defines the relaxing and soothing atmosphere emanating from an album that is one of the best chill music production I've heard this year.
Below streaming of Places which was also released as an Ep a few months ago :
Les premières productions du producteur californien Shlohmo (de son vrai nom Henri Laufer) furent assez confuses. Entre les lignes d'un album et de plusieurs maxis et remixes parus en 2010 on trouvait certes des passages assez fascinants, mais aussi un travail parfois trop conceptuel voir décousu et donc finalement assez hermétique. Avec la sortie à la fin de l'été de Bad Vibes son second album sur le label Friends of Friends recordings, le jeune musicien semble avoir trouvé une vraie forme de maturité. Il nous offre 1h de vagabondages downtempo/abstract beats de grande qualité qui devraient ravir les fans du genre. Si ses vocaux très bien travaillés, ses beats finement construits et ses multiples effets sonores font mouche, c'est avant tout sa façon d'utiliser guitares acoustiques et électriques qui constitue sa vraie "magic touch". Parfois folk, parfois planant et enveloppant, leur son particulièrement raffiné est à la base de l'atmosphère apaisante qui se dégage d'un disque qui est l'une des meilleures productions "chill" que j'ai entendu cette année. Ci-dessus streaming du titre Places qui fut aussi l'objet d'un maxi il y a quelques mois.
Après James Brown, au tour de Fela
Kuti de venir laisser son empreinte sur la Grande Halle de la Villette avec une soirée de clôture
exceptionnelle concoctée (comme l’an passé d'ailleurs) par le batteur Questlove et le
saxophoniste David Murray.
Tony Allen
Sous l’égide de la Red Bull Academy,
le duo a composé une véritable dream team afro/soul/funk comprenant entre autres
le légendaire batteur de Fela, Tony Allen, les references nu-soul Macy Gray
& Amp Fiddler, la chateuse malienne Mamani Keita mais aussi Jordan McLean, Martin Perna & Chico Mann, trois piliers de mon
groupe afrobeat favori, Antibalas, sans oublier le compère dans Questlove dans The Roots, le MC Black Thought.
Black Thought
Au total environ
une vingtaine de musiciens sur scène réunis autour des deux batteries de
Questlove et Tony Allen mais aucun percussioniste ce qui peut à priori
surprendre lorsqu’on pense à un concert consacré hommage à l'histoire de la musique africaine. Tout s'explique lorsqu'on prend conscience que ce projet est tout sauf un simple concert de reprises/tributes mais bel et bien une réelle relecture d'oeuvres majeures de la musique afro des 40 dernières années. Sans percussions, les
rythmes d'afrobeat, d'highlife jazz ou d’Afrique de l’ouest francophone ont ainsi pris une
tournure résolument jazz/funk/hiphop fidèle au background des artistes présents. Le tout donnant un lifting épatant, respectueux de l'esprit des compositions originales, mais résolument ancré en 2011.
David Murray
Dans le désordre le
groupe a donc réinterprété plusieurs titres légendaires comme Colonial Mentality, Sorrow Tears & Blood, No Discrimination de Fela Kuti et Tony Allen, mais aussi un de mes
morceaux favoris d'afro-jazz, le superbe What Is Wrong With Groovin' de
Lletta Mbulu ou encore le vibrant hymne Soweto Blues de Miriam Makeba.
Aux vocals
l’interprétation de Black Thought des lyrics revendicateurs de Fela (parfois réadaptés avec ses propres lyrics) fut
particulièrement convaincante de même que la version nu-soul de Love Is a Natural Thing de Tony Allen par le duo Amp
Fiddler /Macy Gray. Je n'oublierai aps non plus la rayonnante Mamani Keita dont la voix inimitable m'a immédiatement transporté ailleurs, loin, très loin ...en Afrique sans doute.
Mamani Keita
Ci-dessous deux vidéos (Colonial Mentality et Love Is a Natural Thing) ainsi qu'un lien vers l'excellent site du projet ou vous trouverez tous les détails sur les artistes y ayant participés ainsi que des streaming des versions originales de chaque morceau repris.
Au terme de cette fantastique semaine musicale impossible pour moi de classer
les concerts auxquels j’ai assisté tnat ils m'auront tous marqué. Allez, si je devais vraiment décerner une palme d’or, mon choix irait sans doute vers ces incroyables Afro-Picks!
Ce slogan que Maceo Parker aimait à scander il y a quelques années
au moment de la sortie de son meilleur album, Life On Planet Groove, résume
parfaitement la teneur d’une soirée où l'ombre bienveillante du maître James
Brown a plané sur la Grande Halle de La Villette.
A l’affiche tout d’abord les
légendaires Fred Wesley & Pee Wee Ellis qui se sont transformés pour
l’occasion en véritables chefs d’orchestre, dirigeant pendant quelques jours de
stage puis sur scène un ensemble de 80 cuivres amateurs.
Bonheur partagé pour
les uns de jouer avec ces légendes vivantes du funk et pour les autres de
transmettre un peu de leur art et surtout de leur joie de jouer toujours bien
présente après tant d’années de carrière.
Alternant des morceaux jazz créés
pour l’occasion avec leurs classiques de la période JB’s/Horny Horns comme House Party, Breaking
Bread, Four Play ou Gimme Some More, le duo et son "La Villette big big band" ont livré
une prestation pleine de fraîcheur et de bonne humeur.
L’incursion surprise en
toute fin de concert de Macéo pour une impro au sax sur House Party ne faisant
qu’ajouter à la fête.
What a funky good time!
Le soufflet funky n’a pas eu le
temps de retomber puisque Maceo Parker a pris la suite.
Accompagné de
son groupe traditionnel
(notamment les vétérans Bruno Speight à la guitare et Rodney Curtis à la basse) dans lequel ne manquait à l’appel que son fidèle
trompettiste Ron Tooley, il est apparu plus fringuant que jamais, comme s’il avait rajeuni
d’une dizaine d’années.
Le funk ça conserve!
Dennis Rollins
Que dire de ce concert ?
Que ce fut du Maceo pur jus avec 2h
de set enflammé au sein duquel on a eu droit à quelques incontournables comme la cover du classique d'Aretha Franklin, Think interprétée par une Marta
High toujours aussi explosive, l'habituel clin d’œil à Ray
Charles avec You Don't Know Me ou bien quelques hymnes estampillés MrBrown comme Soul Power.
Pee Wee Ellis
Que Pee Wee Ellis n’a pas pu
s’empêcher de sortir des coulisses pour taper le boeuf à son tour avec son vieux compère de
la période JB’s.
Que le tromboniste Dennis Rollins a donné la chair de poule au public avec le joli morceau de jazz qu'il a interprété seul sur scène.
Et surtout, surtout, que Maceo reste
un showman hors-pair qu’il fait toujours aussi bon de voir
live !
Ci-dessous quelques extraits vidéos : Four Play, Gimme Some More par Fred Wesley & Pee Wee Ellis ainsi que Think et Pass The Peas/Soul Power par Maceo :
Machinedrum. Here is an artist name that sums up pretty well his musical approach.
If the man behind the alias, Travis Stewart, has already produced several records under other projects, his first LP as Machinedrum, out on Planet Mu Recordings, is effectively an ode to the art of electronic percussions. Room(s)definitely belongs to the currently hot dubstep/bass music sphere, but Travis adds his own twist by turning the rythmic backbone of his music into a kind of science. Using the widest range of drums & percussions samples you may think of, he designs some fascinating beats going from dark & heavy drum&bass to delicate deep dubstep.
Dressing up the drums, a myriad of phenomenal short vocal samples, reworked and autotuned to infinity, as well as various beautiful layers of synths adding a deep and soulful touch to the ensemble.
After this delicious orgy of rythms, the melancholic track closing the album is actually beatless. Titled Where Did We Go Wrong? it makes me want to answer Machinedrum : with this perfect LP you certainly did not go wrong anywhere!
Below a streaming of my favorite track, "Lay Me Down" :
Machinedrum. Une fois n'est pas coutume voilà un nom de scène qui résume à lui seul assez bien l'approche musicale du project qu'il désigne. Room(s),publié sur le label Planet Mu Recordings, et premier album de Travis Stewart avec sa casquette Machinedrum est en effet une sorte d'ode à l'art des percussions numériques. Si l'on classera sans aucun doute ce disque au rayon de la très active scène dubstep/bass anglo-saxonne, Travis innove par son travail poussé sur les beats en utilisant une variété de samples de batterie et percus qui dépasse l'entendement. A la clé des ambiances rythmiques épatantes allant de la drum&bass au deep dubstep. Pour habiller le tout il utilise avec maestria pléthore de mini-samples vocaux, auto-tunés jusqu'à plus soif, ainsi que de somptueuses nappes de synthés, le tout créant des atmosphères à la fois deep & soulful. Après cette orgie de rythmes, le superbe morceau mélancolique qui clôture l'album ne contient aucun beat. Une pirouette de plus et un titre, Where Did We Go Wrong?, qui donne envie de répondre à l'artiste : nulle-part, ce disque est parfait! Ci-dessus streaming de mon titre favori, "Lay Me Down".
Here are a couple of great new tracks from José James recorded during a recent live session set-up by Uk clothing brand All Saints (dubbed "All Saints Basement Sessions" the brand regularly invites underground artists to perform live sessions on its original loft-shop in Spitalfields, London).
Supported by his usual musicians, among which drummer Richard Spaven (that we mentionned last week following his first solo LP and his participation to the recent Cinematic Orchestra live show in Paris), José unveiled two brand new tracks titled It's All Over Your Body & Trouble.
Discover them with the streaming below as well as a long interview and enjoy once again his fantastic voice as well as this warm & groovy band!
La marque de vêtements britannique All Saints organise régulièrement des sessions musicales live en invitant des artistes relativement underground dans le sous-sol de son magasin originel de Spitalfields à Londres. Jolie surprise avec la publication d'une session enregistrée fin août avec le chanteur José James comportant notamment deux excellents nouveaux morceaux intitulés It's All Over Your Body & Trouble. Découvrez-les sur la chaîne YouTube de la marque (streaming ci-dessous) et laissez-vous bercer par sa voix sublime et son groupe toujours aussi groovy avec notamment l'excellent batteur Richard Spaven que j'ai mentionné la semaine dernière suite à sa participation au concert de Cinematic Orchestra lors du festival Jazz à La Villette.
L'an passé l'équipe de Jazz à La Villette avait proposé au pianiste Robert Glasper de dévoiler les multiples facettes de son talent lors de deux dates, l'une en formation groove et l'autre en formation jazz.
Même (riche) idée cette année avec cette fois le trompettiste Roy Hargrove à l'affiche de deux concerts.
Si je n'ai malheureusement pas pu assister à la soirée jazz, je me suis rattrapé hier soir avec l'énorme prestation de son "RH Factor" qui a enflammé un Cabaret Sauvage rempli à ras-bord.
Look excentrique et funky tranchant avec sa relative retenue sur scène, un peu à mi-chemin entre Miles et Spike Lee, Roy Hargrove avait sorti l'artillerie lourde pour cette soirée. Trois claviers, dont l'excellent Bobby Sparks qui jongle brillamment avec un Hammond, un Moog et un Rhodes, une redoutable ligne de cuivres avec les sax de Keith Anderson et Bruce Williams entourant sa trompette, et une section rythmique impeccable emmenée notamment par la basse ultra funky de Lenny Stallworth.
Après deux ou trois morceaux instrumentaux issus des deux albums références du groupe Distractions et Hard Groove, la soirée s'est emballée avec l'enchaînement de titres chantés par Renee Neufville, le batteur Jason Thomas ou Roy lui-même. On The One, Hold On, I'll Stay, un medley énorme entre le classique de George ClintonGive Up The Funk et le morceau A Place...rien ne nous a été épargné, pas même les multiples solos démetiels de chaque musicien.
Bref 2h de groove/funk de grande, grande classe!
Ci-dessous quelques extraits vidéos, On The One, Give Up The Funk/A Place & I'll Stay qui contient notamment un solo de guitare sublime au milieu du morceau.
Last year the La Villette Jazz Festival artistic direction had offered american pianist Robert Glasper the opportunity to present his two different projects with one jazz concert and one groove/funk night. Same great concept this year with trumpet legend Roy Hargrove who therefore starred twice in this year festival line-up. If I could not go to his jazz gig I made up for this omission by attending yesterday his mind-blowing RH Factor night at the Cabaret Sauvage. Excentric & funky look contrasting with his relative inhibited scene attitude (a kind of "Miles meets Spike Lee" feeling), Roy had displayed the heavy artillery fot this concert : three keyboards players, among them the excellent Bobby Sparks mastering a Hammond, a Moog and a Rhodes, a powerful brass line with Keith Anderson and Bruce Williams' saxophones escorting his trumpet, and a perfect rythmic section notably led by the ultra funky bass from Lenny Stallworth. Following a couple of instrumental tracks taken from the band's reference LPs Distractions and Hard Groove, the night really took off when they started a serie of sung cuts with alternatively Renee Neufville, drummer Jason Thomas or Roy himself on the vocals. On The One, Hold On, I'll Stay, a massive medley joining the dots between George Clinton' classic Give Up The Funk and their song A Place...nothing was spared a red hot audience! Not even a serie of stunning solos by each and every musician. In short : 2h of world-class groove/funk!
Please find above three video extracts On The One, Give Up The Funk/A Place & I'll Stay (featuring a stunning guitar solo starting at the 5mn point).
Merci à Vincent pour les plus belles photos de l'article!
C'est une formation de Cinematic Orchestra un peu remaniée qui a rendu visite à la grande halle de La Villette. Autour de son génial leader Jason Swinscoe, quelques "anciens" comme Stuart McCallum à la guitare, Phil France à la basse ou Heidi Vogel au chant mais aussi quelques surprises. Tout d'abord le batteur Richard Spaven qui accompagne de nombreux artistes renommés dont José James et vient de sortir un très bon premier album solo entre hip-hop, nu-jazz et dubstep, intitulé Spaven's Five. Ensuite la présence au piano et Rhodes du jeune prodige Austin Peralta, auteur dès l'âge de 16 ans de deux albums jazz bluffant et plus récemment d'un remarquable troisième opus, Endless Planets, sorti sur le label de Flying Lotus, Brainfeeder.
Richard Spaven & Stuart McCallum
Dès les premières notes de Burn Out, le groupe a transporté la salle vers l'univers gracieux et poétique qui le caractérise. Leurs classiques (Child Song, As The Stars Fall, Familiar Ground, Man With A Movie Camera, Breathe, All That You Give...) ont ensuite défilé comme dans un rêve où la merveilleuse chanteuse Heidi Vogel fait office de sirène enchanteresse. Seule (toute) petite déception pour moi la présence dans leur set d'un seul nouveau morceau alors même que le net bruisse de rumeurs d'un nouvel album à venir....Cela dit vu la qualité du titre en question je ne peux pas leur en vouloir (cf extrait vidéo)!
Ci-dessous extraits vidéos du titre inédit à ma connaissance et l'incontournable All That You Give interprété pour le rappel :
Un concert de Mulatu Astaké c'est un voyage exotique entre jazz, world music et afro-grooves. La prestation du maître éthiopien et de son groupe à La Villette n'a pas dérogé à cette règle.
Concentré de titres phares de son répertoire, son set a oscillé entre passages free-jazz et moments de quasi transe afro qui m'ont fait maudire (une fois n'est pas coutume) la direction artistique du festival pour avoir choisi l'amphitheatre Charlie Parker qui interdit le moindre pas de danse !
Musicien hors-pair jonglant entre son légendaire vibraphone, un orgue rhodes et des congas, il est aussi un véritable chef d'orchestre laissant parfaitement s'exprimer les remarquables musiciens qui l'entourent avec à la clé pléthore de solos époustouflants.
Au cœur de cette formation j'ai été tout particulièrement séduit par le jeu de contrebasse de Neil Charles, véritable usine à lignes rythmiques à la fois délicates et funky, ainsi que par le violoncelliste Danny Keane, qui m'a rappelé la face cachée d'un instrument qu'on voit trop peu souvent sur les scènes jazz/funk.
Un excellent concert qui symbolise parfaitement le melting-pot d'influences qui est la marque de fabrique du La Villette Jazz festival ces dernières années.
Vous avez de la chance, l'équipe d'Arte Live Web a filmé l'intégralité du concert, streaming vidéo intégral ci-dessous!
Also released during the summer is the "Green Light" Ep, a wonderful boogie/slo-mo house production by a (previously) unknown artist called Suzanne Kraft (who actually happens to be a man if I judge by one of the video I saw on his other label Discotheque records).
Listening to the cool soulful vocal samples, groovy basslines and deep slo-mo beats present on all four tracks, I was not surprised at all when I realised that Running Back records is actually the same label that released some Mark E stuff few years back and who also recently produced the first LP of one of my favorite boogie house producer, Tiger & Woods. We're really talking about the same kind of quality house sound here!
Below a streaming of my favorite track, "Morning Come", turn up the bass...Deepness with a capital D!
Sorti aussi durant le courant de l'été, le maxi "Green Light" est un de mes gros coups de coeur house du moment. Produit parSuzanne Kraftun artiste (masculin semble-t-il) totalement inconnu jusqu'à présent, il rassemble quatre bijoux boogie/slo-mo house truffés de chaleureux samples vocaux, de lignes de basses toutes plus groovy les unes que les autres et bien sur de beats enveloppants ne dépassant pas la zone des 110/120bpm. Encore un très bon choix du label Running Back records, connu pour avoir produit il y a quelques années des titres de Mark E, qui reste une référence du son slo-mo house, ou pour avoir plus récemment sorti le premier album de Tiger & Woods l'un de mes producteurs boogie house favoris.
Ci-dessus streaming du morceau "Morning Come", montez les basses....Deepness avec un grand D!
Catching up with some of the great releases from this summer, I have to mention "NYC Stuff & NYC Bags" the second Ep from London-based trio Vondelpark (aka Lewis Rainsbury, Alex Bailey & Matt Law) out lasT month on R&S Records.
Melancholic downtempo atmosphere, hazy vocals, delicate synths and guitar lines, slo-mo broken beats, the 5 tracks of this record include all the right ingredients for a soothing introspective journey.
Many musical references come to my mind. The first song, "Tv", and the short "Outro For Nyc" (my favorite one) remind me of the more ambient works from Broken Social Scene, "Feat. B" has a sweet Sade aftertaste while "Camels" has echoes of sounds from Diesler or Bonobo.
Vondelpark is the name of a famous Amsterdam park. No coincidence I believe, the palce is just too close from the perfect environment to wander to the sound of this remarkable Ep!
Discover it by yourself with a couple of extracts below, "Tv" & "Outro For Nyc" :
Faisant le tri parmi les multiples productions que je n'avais pas eu le temps de temps d'écouter cet été, je me dois de mentionner "NYC Stuff & NYC Bags", excellent second maxi du trio londonien Vondelpark (aka Lewis Rainsbury, Alex Bailey & Matt Law) sorti fin juillet sur le label R&S Records. Nappes de synthé enveloppantes, lignes de guitare électrique très planantes, vocaux brumeux façon "ambient", broken beats tournant au ralenti, tous ces ingrédients forment la base d'un son downtempo à la fois mélancolique et apaisant. Les références musicales abondent. Le premier morceau, "Tv", et le court "Outro For Nyc" me font par exemple furieusement penser aux productions les plus abstraites de Broken Social Scene, "Feat. B" a un petit arrière-goût de Sade, alors que "Camels" évoque lui d'autres maitres de l'univers downtempo comme Diesler ou Bonobo. Vondelpark c'est le nom d'un célèbre parc au coeur d'Amsterdam. Pas de hasard je pense, ça ressemble trop au cadre idéal pour vagabonder au son de ce magnifique EP!
Découvrez le par vous même avec les deux extraits en streaming ci-dessus (Tv & Outro For Nyc).
August is coming to an end, so let's soak up as much sunny vibes as we can while summer is still there!
So here comes "I (always) Need Reggae" our 15th selection/podcast full of warm & groovy reggae sounds. Gathering old-school classics from Alton Ellis, Marcia Griffiths or Aswad (among others) as well as cool contemporary reggae/dub tracks & edits from the likes of Boozou Bajou, Femi Kuti or The Dynamics, I hope this selection will brighten up your day!
As usual please find below a podcast-format download link, streaming & tracklisting.
If you fancy more great reggae music you may want to check out our first two selections on this musical theme : "I Need Reggae" & "I Need (more) Reggae"
Peace!
Tracklisting : Aswad - Back To Africa Alton Ellis - Day Dreaming (5'19'') Jackie Mittoo - Get Up And Get It (9'00'') Gregory Isaacs & Dennis Brown - To The Foundation (11'40'') Marcia Griffiths - My Ambition (17'12'') Dawn Penn - No, No, No (19'39'') Femi Kuti - You Better Ask Yourself (Bost & Bim Remix) (23'02'') Nina Simone - Baltimore (Ex-friendly Refix) (28'27'') Boozoo Bajou feat. Joe Dukie - Take It Slow (33'32'') Gentleman - Dem Gone (38'46'') The Dynamics - Brothers On The Slide (42'31'') Paul St-Hilaire - Black Moses (46'33'') Kiddus I - Graduation In Zion (49'58'')
Août touche à sa fin, il est temps de faire le plein de vibes ensoleillées pour affronter les affres de la rentrée. Rien de tel pour ça qu'une ration de bon reggae! Voici donc "I (always) Need reggae", qui rassemble des célèbres mélodies old-school d'Alton Ellis, Marcia Griffiths ou Aswad mais aussi plusieurs morceaux ou edits contemporains d'artistes comme Boozou Bajou, Femi Kuti ou The Dynamics symbolisant la vitalité de ce courant musical. J'espère que ce podcast illuminera votre journée! Ci-dessus, download link, streaming et tracklisting.
P.S. : si vous en voulez plus, nos deux précédentes sélections regage/dub "I Need Reggae" & "I Need (more) Reggae" n'attendent que vous!
Earlier this year I reviewed Radiohead latest LP called "The Kings Of Limb" as I had been seduced by its ambitious foray into a wide range of musical spheres.
Thom Yorke's crew is now going one step further wit the recent release of three amazing remixes EP's, supposedly before a full remixes album in September.
Very much into the uk bass/dubstep sound, the band asked some of the most interesting artists belonging to that space to offer their interpretations of several tracks from the original album. Four Tet, Jacques Greene, Caribou, Pearson Sound (aka Ramadanman) and several others high-profile producers contributed to these great first three EP's, soon-to-be joined by the likes of Sbtrkt or Jamie XX for the end of the series.
Below a streaming of my favorite track, Jacques Greene's splendid remix of "Lotus Flower" :
En début d'année j'avais publié une courte review du dernier album de Radiohead, "The Kings Of Limb", subjugué par l'audace artistique d'un groupe qui n'hésite pas à s'approprier les influences musicales les plus variées pour enrichir leur indie-rock de plus en plus expérimental. Poussant encore un peu plus loin le curseur, la bande de Thom Yorke, très fan du son bass/dubstep uk du moment, a demandé à plusieurs artistes appartenant à cet univers de livrer leurs interprétations de plusieurs titres de l'album. Trois excellents maxis sont déjà sortis qui feront à priori partie d'un double album courant septembre. Au menu de ces premiers remixes on retrouve entre autres Four Tet, Jacques Greene, Caribou ou Pearson Sound (aka Ramadanman), avant semble-t-il des titres de Sbtrkt ou Jamie XX.
Ci-dessus un streaming du merveilleux remix de "Lotus Flower" par le décidément très inspiré Jacques Greene déjà auteur cette année de plusieurs maxis remarquables.
Here is a little underground hip-hop gem that had me groovin' this week.
Echoing a scene from the unforgettable Spike Lee movie "Do The Right Thing", Ahmed Sirour blends spoken-word with fine-tuned jazzy beats to offer us this cool tribute to the many afro-americans entertainers originating from his home-borrough of Brooklyn.
Voici une petite perle d'underground hip-hop qui m'a enchanté cette semaine. En clin d'oeil à une scène de l'inoubliable film de Spike Lee "Do The Right Thing", Ahmed Sirour mélange spoken-word et beats irrésistiblement jazzy pour offrir ce petit tribute aux nombreux artistes afro-americains originaires, comme lui, de Brooklyn, New-York.
Welcome the 12th episode of our mixes serie!
Seat belt fastened, speed limit set at 125/130 bpm, relax and get ready to cruise to progressive house, electro pop and deep dubstep sounds.
Gathering mostly 2011 tracks, this mix gathers some of the house/electro producers I particularly feel at the moment Julio Bashmore, Sbtrkt, Jamie XX, Jacques Greene or Ricardo Villalobos.
Hope you enjoy it!
As usual please find below streaming, download link and full tracklisting.
Tracklisting :Gang Colours - Fireworks In Pocket (start)Ricardo Villalobos, Los Updates & Anthony Collins - I Throw Water Into The Lake (4'22'')Julio Bashmore - Bad Apple (9'12'')Smalltown Collective - Mujinga (Original) (14'28'')Phonique & Kiloo - The Passion (Manuel Tur & Dplay Remix) (18'52'')Luca Lozano - Heaven & Hell (Original Mix) (23'52'')Sbtrkt - Pharoahs (29'16'')Metronomy - The Bay (Erol Alkan Re-Edit) (32'41'')Marlow - I Don't Care About Anything (Being With You) (37'08'')Jacques Greene - Another Girl (41'33'')Jamie XX - Far Nearer (46'37'')Voici Cruisin'le 12ème épisode de notre série de mixes electro !Pour la plupart sortis en 2011, les titres de ce set oscillent entre progressive house, electro pop et deep dubstep. Ceinture bouclée, limitateur de vitesse bloqué dans la zone des 125/30bpm, c'est parti pour 1h de trip en compagnie de certains de mes producteurs favoris du moment comme Julio Bashmore, Sbtrkt, Jamie XX, Jacques Greene ou Ricardo Villalobos.Enjoy!Ci-dessus streaming, lien download et tracklisting.
Fancy the downtempo futuristic vibes of Flying Lotus or Dam-Funk?
Then you should probably enjoy listening to GW's (aka George Whalley) first self-produced solo Ep called "Absolute".
A Leeds-based drummer involved in several undergound musical projects, George got the abstract beat virus only a few months ago and quickly decided to spread it around.
Coupling heavy disconstructed beats with dark and cosmic sound atmospheres, his bewitching sound is an invitation to chill out.
Check out by yourself with the soundcloud streaming below or on his bandcamp page !
Vous appréciez le downtempo futuriste d'un Flying Lotus ou d'un Dam-Funk? Alors jetez une oreille (voir deux) au premier maxi auto-produit de GW (aka George Whalley) intitulé "Absolute". Batteur anglais résidant à Leeds, George participe en parallèle à plusieurs projets musicaux mais ce maxi est entièrement consacré à sa passion récente pour les sonorités "abstract beats". Associant des atmosphères sonores à la fois sombres et cosmiques à une rythmique subtilement destructurée, ses compositions envoûtantes invitent à la rêverie. Découvrez par vous-même son univers avec le streaming soundcloud ci-dessus ou directement sur sa page bandcamp!
SBTRKT started to make an (unprononceable) acronym for himself in 2010 with several interesting EP's ("2020", "Break Off/Evening Glow"...) oscillating between deep dubstep and innovative bass music. He is now back on the great independant label Young Turks with his first LP self-titled "SBTRKT" which so far is my favorite new release this summer.
If his previous productions were mostly pieces of instrumental electronic music, the big evolution with this record is the omnipresence of vocals provided by several guest singers like Sampha (who contributes on several tracks) or Yukimi Nagano from Little Dragon, .
Adding a touch of pop to dubstep-influenced beats immediately rings several bells, the louder of them belonging to James Blake who probably is the leading artist in that space. These two definitely share a common playground, but this first SBTRKT album puts more emphasis on melodies than Blake's more demanding "deconstructed" works. Simply said, SBTRKT goes slightly more mainstream but this is in no way pejorative as delicate songs like "Hold On", "Trials Of The Past", "Never Never" or "Pharoahs" all are sweet entry points to a delighfully chaotic musical space. So if you're not necessarily into electro-pop or deep dubstep this record may be a good chance to get on board!
Below streaming of "Pharoahs" and "Hold On" :
L'imprononçable acronymeSBTRKTest devenu familier pour de nombreux fans d'electro courant 2010 avec la sortie de plusieurs maxis (notamment ("2020" et "Break Off/Evening Glow") qui faisaient la part belle à un deep dubstep raffiné, symbole d'une "bass music" Uk en plein essor et dont je ne cesse de vanter les mérites sur le blog. Le jeune producteur anglais revient avec un premier album, simplement titré "SBTRKT", qui sort sur l'excellent label indépendant Young Turks. C'est sans aucun doute mon coup de coeur de l'été. Si ses premières productions étaient principalement des instrumentaux electros, ce disque marque une nette évolution puisque les vocaux distillés par plusieurs guests comme le chanteur anglais Sampha, (qui pose sa voix soulful sur plusieurs titres), ou la chanteuse japonaise Yukimi Nagano du groupe Little Dragon, y sont omniprésents. Mélanger des influences pops à des rythmiques two-step/dubstep n'est pas une révolution. Le nom de James Blake vient par exemple immédiatement à l'esprit lorsqu'on évoque ce type de sonorités. Néanmoins si l'album de SBTRKT appartient au même univers il met beaucoup plus l'accent sur l'aspect mélodique des morceaux. Il est donc sans doute plus accessible (attention pas de méprise, je ne veux en aucun cas dire "commercial") que les productions destructurées assez éxigeantes de Blake. Ainsi des titres harmonieux comme "Hold On", "Trials Of The Past", "Never Never" ou "Pharoahs" me semblent de bons points d'entrée pour quiconque est peu familier de ce courant musical. Ci-dessus des extraits streaming de "Pharoahs" et "Hold On".